GM déçoit les analystes financiers

Bien qu’ayant réussi à multiplier par huit son bénéfice, les résultats financiers de GM déçoivent les analystes financiers.

A en croire l’avis des analystes financiers, General Motors (GM) est en train de revivre les affres de la récession, c’est ce qui sortirait de la publication des résultats trimestriels du constructeur automobile.

Alors même que le marché américain est très porteur, l’activité de GM a ralenti en raison de son retrait de Russie et des charges liées à son programme d’indemnisation de victimes de rappels tardifs de voitures. De fait. le bénéfice net, multiplié par huit, de 945 millions de dollars est jugé insuffisant par rapport aux prévisions. Ils avaient tablé sur un bénéfice par action de 96 cents, il ne sera en fait que de 86 cents.
Pour punir GM, son action a lourdement chuté à Wall Street et perdant 3,47% à 35,87 dollars vers 18h30 GMT.

Pour explique sa contre-performance, GM déclare une charge de 400 millions liée à son intention de se retirer du marché russe, où ses ventes se sont effondrées.

Le premier constructeur automobile américain a aussi inscrit une charge de 100 millions de dollars pour couvrir les coûts de son programme d’indemnisation des victimes des rappels de véhicules tardifs équipés d’un commutateur d’allumage défectueux. Un problème qui serait lié à 87 morts et qui est vécu comme un boulet pour GM.

Alors que le chiffre d’affaire trimestriel escompté était de 37,61 milliards de dollars, il n’a été que de 35,71 milliards. Il a pâti d’une chute des ventes en Russie, mais aussi en Amérique du Sud, notamment au Brésil.

Ayant vendu 2,4 millions de véhicules au premier trimestre grâce à la Chine et aux États-Unis, GM continue à perdre de l’argent en Europe (-239 millions de dollars) et en Amérique latine (- 214 millions), deux régions où les pertes se sont même creusées par rapport à la même période de l’année dernière.

Le groupe compte réagir en adaptant ses capacités de production, notamment par des périodes répétées de chômage technique pour faire face à l’effondrement des ventes. « Ces actions agressives devraient nous permettre d’économiser environ 200 millions de dollars par an ».

« Nous avons déjà été clairs : nous avons présenté un plan qui devrait nous conduire jusqu’au début de la prochaine décennie. Nous avons un plan bien articulé. Nous sommes à mi-parcours de son exécution et ne nous laisserons pas distraire par quoi que ce soit qui nous en écarterait », a déclaré Mary Barra pour écarter toute éventuelle fusion avec le groupe FCA (Fiat-Chrysler).

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